Proverbe breton

Conseil et sel se donnent à qui demande.

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Albert Einstein

Tout le monde est un génie, mais si on juge un poisson pour sa capacité à grimper aux arbres, il vivra sa vie entière en croyant qu’il est stupide.

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Dogs shaking off water

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«Bien faire et laisser dire.»

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Dictateur bienveillant à vie

Benevolent Dictator for Life (BDFL) est le surnom donné à une personne respectée de la communauté de développement open source qui définit des orientations générales d’un projet donné. Il signifie littéralement Bienveillant dictateur à vie. Ce nom est un jeu de mots entre dictateur bienveillant et président à vie.

Le BDFL est la personne qui détient effectivement des pouvoirs similaires à ceux d’un dictateur sur ce projet. Cependant, les autres développeurs et utilisateurs lui font confiance pour qu’il n’abuse pas de ses pouvoirs. Le terme est utilisé pour plaisanter, car les « sujets » du chef du projet contribuent volontairement, et le produit final pourra être utilisé par tout le monde. Dans ce contexte, un dictateur n’a du pouvoir que sur le processus, et ce uniquement tant que la confiance règne. Les exemples incluent Linus Torvalds pour le noyau Linux, Guido van Rossum pour le langage de programmation Python, Larry Wall pour le langage de programmation Perl, et Matz pour le langage de programmation Ruby.

Un variante est Self-Appointed Benevolent Dictator for Life (SABDFL), littéralement « bienveillant dictateur à vie autoproclamé ». C’est le pseudonyme du milliardaire sud-africain Mark Shuttleworth, reflétant ainsi l’influence qu’il exerce sur la communauté Ubuntu.

Exemples de « dictateurs bienveillants à vie »

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Références

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Michel Collon – Israël, parlons-en !

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«L’addiction devient la norme»

Changer de regard sur les addictions, ça ne se fait pas en un clin d’œil. Mais c’est la démarche à laquelle invitent tous les professionnels des dépendances réunis par la Fédération française d’addictologie (FFA), le week-end dernier à Paris. Objectifs prioritaires : ouvrir un débat de société qui sortirait du petit cercle des spécialistes, et donner des pistes au législateur sur la base de propositions (une centaine, compulsées dans un Livre blanc) destinées à créer un cadre approprié aux enjeux d’aujourd’hui. Grosso modo, le secteur est passé en quelques décennies de «la lutte contre l’alcoolisme et la toxicomanie» à la prévention et à la prise en charge des addictions, ces «maladies individuelles en lien avec les pratiques sociales de consommation», énonce la FFA.

Une addiction avec produit (alcool, tabac, cannabis, cocaïne, drogues de synthèse, etc.) ou sans produit (jeux d’argent, sexe, sport, etc.) fonctionne en réalité sur les mêmes ressorts. Elle s’inscrit dans un parcours, un contexte, et s’installe. C’est pourquoi les professionnels souhaitent interroger l’ensemble de la société sur sa propre dimension «addictogène». Comme une prise de conscience. Leur credo : nos modes de vie incitent «à toutes les consommations et/ou à la recherche du plaisir individuel, et ne facilitent pas l’apprentissage du contrôle des impulsions». Une réflexion que partage Cynthia Fleury (1), enseignant-chercheur en philosophie politique (au Muséum national d’histoire naturelle, à Sciences-Po et à Polytechnique) et psychanalyste à Paris. Dans son cabinet, elle reçoit des adultes et des adolescents pris dans des dépendances.

Comment expliquer cette inflation de gens «addicts» à quelque chose ?

Se dire «addict», c’est d’abord souvent une manière d’amoindrir le problème. «Toxico», «drogué», ce serait tout de suite plus violent. Addict, c’est presque un gimmick, le prix de la modernité. Si on est «addict», c’est qu’on suit la tendance. Pour certains, c’est presque «fashionable». Prenons le cas des jeux électroniques : on n’est pas addict seul mais parmi une tribu, à l’intérieur de réseaux amicaux, en revendiquant une appartenance à un groupe. C’est de la sociabilisation, alors que la drogue, c’est la marginalisation. Dans notre société de l’hyperconsommation, l’addiction devient donc la norme et non plus la marge. Et être addict, c’est le symptôme de tous ceux qui veulent être aimés, intégrés, reconnus socialement. Le symptôme de ceux qui veulent appartenir à la norme. Mais au final, bien sûr, l’addiction révèle des jours très sombres.

Qu’est-ce qui a changé depuis les années 70 ?

Ces années-là avaient sans doute une relation aux «substances» bien moins utilitariste. L’ère n’était ni à la performance, ni à la rentabilité. Il s’agissait de vivre des «expériences», jusqu’au-boutistes certes, mais liées aussi à l’idée de découverte et de fantaisie. Aujourd’hui, nous sommes dans l’hyperconsommation.

Mais cette société de l’hyperconsommation, de la profusion, du «tout, tout de suite», dénonce dans le même temps les addictions. N’est-ce pas un peu contradictoire ?

Effectivement, il y a là une double injonction, contradictoire, presque schizophrénique. Le cahier des charges est intenable. Il faut être à la fois performant tout en étant d’un calme olympien ; savoir respecter des délais tout en étant pris dans des rythmes qui s’emballent ; être dans l’activité permanente, sinon on passe pour ennuyeux, voire paresseux, ce qui est totalement mal vu dans une société de la performance. Bref, avec un tel cahier des charges, personne ne peut être à la hauteur. Et c’est très angoissant. Alors pour couper à cette angoisse, on prend des substances, on choisit la voie de la jouissance. Mais cette jouissance n’est qu’un simulacre.

Certes, mais comment faire une fois pris dans une addiction ?

Les gens basculent dans l’addiction pour échapper à l’angoisse, à la souffrance. Ils se servent du plaisir pour anesthésier l’angoisse. Que ce soit avec la nourriture, le sexe, l’alcool ou le sport à haute dose, ça marche dans un premier temps. Mais comme on n’a pas résolu l’angoisse de fond, il faut toujours plus de produits pour atteindre le plaisir et finalement, l’angoisse en sort renforcée. Or, il ne faut pas confondre la souffrance existentielle – qui est propre à chacun et qui mérite un travail de compréhension, d’acceptation, de relativisation même – avec l’angoisse engendrée par ce cahier des charges contradictoire, qui mérite elle aussi un travail, mais principalement de déconstruction.

Peut-on guérir de ses addictions ?

Le seul moyen de guérir des addictions, c’est de cesser de chercher à échapper au travail de fond, à savoir le travail sur soi. Il n’y a pas d’autre moyen. Or, faire un travail sur soi n’est pas une partie de plaisir, c’est même assez inconfortable, déplaisant. Et les bénéfices ne sont pas immédiats. C’est l’inverse d’un chemin addictogène. Faire ce travail sur soi prend du temps mais c’est aussi l’œuvre d’une vie. On y apprend à fabriquer en soi des résistances à l’angoisse et à la pression. Le propre d’une société addictogène, c’est d’instrumentaliser nos manques. Or, lui résister, c’est apprendre à poser soi-même ses propres limites, en faire un acte quotidien, simple.

Toutes les addictions sont faites pour contourner ce travail sur soi, l’éviter, le repousser. Il est finalement assez logique, et désolant, de noter que cette société qui fait du narcissisme une industrie produit des individus addicts au narcissisme, et en même temps, en total déficit narcissique.

Que peut-on espérer, en dehors des changements individuels ?

Les maux d’aujourd’hui ne s’expliquent pas particulièrement par la vulnérabilité des gens, mais bien plus par des dysfonctionnements démocratiques. C’est ce que je constate tous les jours en tant que philosophe et psychanalyste. Il y a urgence à réformer le monde du travail et celui de l’éducation, notamment les façons d’enseigner, ces deux grands secteurs coorganisés avec l’Etat. Si on ne réforme pas, on fait du dysfonctionnement un mode de fonctionnement. Et ça marche d’autant mieux que tout va mal.

(1) Dernier ouvrage paru : la Fin du courage, éditions Fayard, 208 pp., 14 euros.

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Linux – Evolution

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Joaquin Rodrigo – Zapateado

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mqTOS

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